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Au nom du Bien
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Jake Hinkson

JAKE HINKSON

Jake Hinkson par lui-même

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Du même auteur

Sans lendemainL'Homme posthumeL'Enfer de Church Street
Au nom du bienSans lendemainL'Enfer de Church Street

Au nom du Bien

Jake Hinkson

Traduit de l‘anglais par Sophie Aslanides

Roman - Fiction

ISBN 978-2-35178-215-6

Parution le May 2, 2019

320 pages - 22,60 Euros

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Extrait
Au fond d’eux, bien qu’ils soient nombreux à l’ignorer, c’est la première raison pour laquelle ils viennent à l’église. Ils ne viennent pas pour la musique stérilisée ou la théologie vieillotte. Ils viennent pour la possibilité de voir la fragilité humaine authentique mise à nu, cette même fragilité que toute la nourriture, la bière et le football ne peuvent les aider à conjurer. Ils savent ce qu’est le chagrin. Nous savons tous ce qu’est ce chagrin.

Résumé

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

 

Avec sa vision au vitriol d’une Amérique rigoriste et hypocrite qui s’apprête à élire Donald Trump, Jake Hinkson dépeint un monde où le bien et le mal sont interchangeables, tant que les apparences sont sauves.

Presse

C’est un livre formidable et je pense qu’il faut le lire pour comprendre cette Amérique profonde, avec ses religions multiples et une violence qui n’est jamais apparente, et terriblement sous-terraine.

Digne héritier de Jim Thompson et de Harry Crews, l’auteur dézingue dans ce roman furieusement noir et cynique une Amérique bigote corsetée par une morale hypocrite où, au nom du bien, le pire est toujours possible. Diablement féroce !

Après L’Enfer de Church Street et Sans lendemain, Au nom du bien enfonce le clou avec une rage jouissive. Admirateur de Flannery O’Connor et de Jim Thompson, Hinkson livre un texte polyphonique, radicalement noir, portrait au tranchoir d’une petite communauté étouffante, prisonnière de valeurs hypocrites et d’une morale d’un autre âge.

Jake Hinkson parle très bien de ce que la religion peut avoir de pire, et de cette Amérique qu’on ne connaît pas tant que ça.

Le récit prend des virages serrés sans jamais déraper. Les personnages acquièrent une densité, une émotion et une rage rares.

Jake Hinkson démasque les voies impitoyables du puritanisme. Sous la bigoterie couvent la frustration, l'intolérance et la violence. Tartuffe se porte bien en Amérique. Et il vote Trump !

Le cocon devient donc carcan que le pasteur tente de sauver du naufrage. La dernière partie du roman est la rencontre explosive de tous ces narrateurs et chacun est animé par son désir de gagner. C’est une véritable course à l’argent, au pouvoir et à la survie qui se met en place.

Un roman choral aux dialogues corsés (formidablement traduits), et d’une noirceur qui vire au rouge sang. Jake Hinkson n’a pas son pareil pour épingler cette Amérique de culs-bénis et de cons en sursis, de donzelles rebelles et de brebis galeuses. Il met surtout l’accent sur l’hypocrisie du pasteur, sur ses petits arrangements avec le Ciel et ses grands écarts avec lui-même.

Jake Hinkson livre une charge sans merci contre cette Amérique engluée dans son hypocrisie.

Jake Hinkson n'en est pas à sa première charge contre l'Amérique religieuse et puritaine dans laquelle il a baigné durant toute son enfance. Et cet effrayant roman noir, gorgé de sexe poisseux et de minables mensonges, s'impose comme un modèle d'un Southern Gothic moderne, incroyablement étouffant et vicelard, dans le sillage des plus grands classiques du genre.

Un polar réquisitoire contre ce que la religion peut générer de pire, dans l’Amérique de Trump.

Dans une Amérique pudibonde, le combat désespéré d'un homme d'Église en proie à la culpabilité mais qui refuse d'assumer les conséquences de ses actes. 

Le digne héritier de Jim Thompson.

Jake Hinkson, qui a lui-même grandi dans cet Arkansas si religieux, livre une charge sans merci contre une Amérique engluée dans son hypocrisie.

Ce quatrième roman de Jake Hinkson est de ceux qui pénètrent votre âme.

Jake Hinkson est maître actuel du roman noir gothique sudiste, digne héritier de Flannery O’Connor, Harry Crews et Jim Thompson.

Les libraires en parlent

La vie n'est que mensonge et simulacre. Mais de la part d'un pasteur aimé et considéré par la communauté c'est étrange. Une spirale infernale qui fera beaucoup dégâts... pour le plus grand plaisir du lecteur. 4ème roman traduit par les éditions Gallmeister, une œuvre en devenir. 

Un roman choral dans lequel chaque protagoniste va tenter par tous les moyens de faire aboutir ses propres projets. Ce texte est aussi une critique intelligente d'une société prête à privilégier l'hypocrisie du mensonge tant que les apparences se trouvent sauvées, au prix de bien lourdes conséquences...

Quand Sept à la maison tourne mal...

Très bon moment de lecture, aussi bien mais différent du précédent, je suis resté béat devant l’imagination de l’auteur… la construction du roman est fascinante !

Hinkson, d’une écriture maîtrisée et percutante, explore avec brio ses thèmes de prédilection : l’église, la foi, son hypocrisie et ses dérives, la famille et le couple, la politique de l’Amérique sous Trump et son lot de contradictions et d’inhérences.