Éditions Gallmeister, des livres à vivre

Jake Hinkson

Flannery O’Connor a un jour écrit qu’“un écrivain qui a survécu à son enfance dispose d’assez d’informations sur la vie pour tenir jusqu’à la fin de ses jours”. Flannery O’Connor est l'auteure préférée de Jake Hinkson.

Jake Hinkson est né dans l’Arkansas en 1975. Son père était charpentier et diacre dans une église évangélique, sa mère secrétaire dans une église. Il a deux frères, un plus âgé, un plus jeune. Le grand est devenu pasteur. Le petit enseigne l’histoire. Ils ont grandi dans une famille stricte, baptiste, du Sud des États-Unis. À l’époque, il ne considérait ni sa famille ni lui-même comme des gens “religieux”. C’était simplement la vie telle qu’il la connaissait. Ils allaient à l’église trois fois par semaine. 

L’été de ses quatorze ans, ils partent dans les monts Ozark s’installer dans un camp religieux géré par son oncle et sa tante, des missionnaires. Sa famille s’entasse dans une petite cabine, lui passe son année de seconde à dormir sur le canapé.

Le camp organise des réunions pour le renouveau de la foi et d’autres ateliers pour les jeunes. Il participe à un camp de travail pour les garçons, aussi amusant que ça en a l’air. Ils alternent travail en extérieur (défrichage, cimentage) et étude intense de la Bible.

À cette époque,  il commence à lire des romans policiers qu’il sélectionne à la bibliothèque. Mickey Spillane est le premier auteur dans lequel il plonge. Il fait la découverte de Bogart au même moment, et via ses films, arrive jusqu’à Hammett et Chandler. Il loue en secret le film La Mort sera si douce, pensant qu’il s’agit là d’un porno soft, mais découvre ainsi Jim Thompson.

Les deux obsessions de ces jeunes années – la religion et le crime – l’habitent encore aujourd’hui. À l’université, il découvre O’Connor et Faulkner, Dickinson et Baldwin, mais tout ramène aux notions de péché et de rédemption, de transgression et de ruine, qui ont constitué son enfance.

Durant sa première année de fac, il traverse une crise religieuse. Malheureux au sein de l’Église baptiste du Sud, conservatrice, mais réticent à l’idée d’assumer son scepticisme, il s’enfonce plus encore dans la croyance et rejoint l’Église pentecôtiste ultra orthodoxe.

Quatre ans plus tard, lessivé par les services charismatiques (aucun maniement de serpent, malheureusement, mais un grand nombre de cris, de touchers, de prophéties et de langages codés), il abandonne complètement l’Église.

Il reprend ses études, et trouve un petit boulot dans une vieille librairie de Little Rock. Il discute un jour de westerns avec Charles Portis. Une autre fois de livres électroniques avec Dee Brown.

Quelques années plus tard, il intègre en Caroline du Nord, à Wilmington, un master de création littéraire où John Jeremiah Sullivan, Clyde Edgerton, Rebecca Lee, et Karen E. Bender enseignent. C’est à cette période, à tout juste trente ans, qu’il découvre l’alcool. La première fois qu’il boit trop, il discute avec Donna Tartt de La Corde, le film d’Hitchcock.

Il passe la grande partie des dix dernières années à enseigner, à l’Université du Maryland, à Trinity Washington University, et à Monmouth University dans le New Jersey. Depuis un an, il habite à Chicago.

Ses principaux centres d’intérêt, mis à part lire et écrire, sont aujourd’hui d’observer les mystères inhérents à son chat, Little Edie Beale, et de hanter les différentes salles de cinéma de la ville. Ses goûts musicaux s’orientent vers le gospel d’antan - the Louvin Brothers, Sister Rosetta Tharpe, The Five Blind Boys of Mississippi.

Il écrit souvent dans des magazines tels que la Los Angeles Review of Books, Mental Floss, Mystery Scene, Criminal Element et Tor. Depuis cinq ans, il publie des articles dans le journal de cinéma d’Eddie Muller, Noir City. Début 2015, Broken River Books publiera un recueil de ses articles consacrés au cinema intitulé The Blind Alley: Exploring Film Noir’s Forgotten Corners. Sortira aussi au même moment son premier recueil de nouvelles, The Deepening Shade, aux éditions All Due Respect.

Voici, en résumé, sa vie jusqu’ici.

Ses livres

FICTION
Au nom du BienSans lendemainL'Homme posthumeL'Enfer de Church Street
TOTEM
Au nom du bienSans lendemainL'Enfer de Church Street

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