James Fenimore Cooper

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SES LIVRES

  • Le Dernier des Mohicans

James Fenimore Cooper (1789 – 1851) est né à Burlington dans le New-Jersey. Il grandit au manoir d’Otsego Hall à Cooperstown dans l’état de New-York. Colon et homme politique, c’est le père de James Fenimore Cooper qui a fondé cette ville située sur la frontière (elle sera décrite par le romancier dans Les Pionniers).

Après un début de carrière navale avorté, Cooper se mariera à Susan de Lancey, héritière new-yorkaise et mènera une vie de gentleman-farmer dilettante. Un pari avec sa femme l’entraine à écrire en 1820 Precaution, un roman dans la veine de Richardson ou de Jane Austen. Pris au jeu, il enchaîne avec The Spy en 1821, The Pilot.

En 1823, il commence à écrire ses romans les plus célèbres, qui constitueront le cycle de « Bas-de-Cuir » (Leatherstocking Tales). Les Pionniers, Le dernier des Mohicans et La Prairie. Ces livres retracent la vie d’un trappeur, Natty Bumppo sur fond d’histoire et de mythologie américaine (guerre d’Indépendance, recul des indiens, destruction de la Prairie).

Sa fortune est établie, et de 1826 à 1833, il vit en Europe car veut protéger ses intérêts en Grande-Bretagne. Il achève l’écriture de The Prairie à Paris, son talent n’est plus à prouver et il est récompensé par un triomphe. Quand il rentre en Amérique, sa popularité est mise à mal à cause de sa réputation réactionnaire. En effet, il s’insurge contre la distribution de terres aux pionniers immigrants et l’évolution vers une démocratie industrielle qui sapent les hiérarchies et les ressources naturelles.

Conservateur, il s’intéresse à la Prairie pour des raisons politiques. Il préfère que les terres de l’Ouest soient réunies en grands domaines qui garantiront l’ordre social, plutôt qu’elles soient redistribuées à des petits colons qui les défricheront. Cette idée s’exprime dans ses romans. Il mourra brouillé avec la démocratie américaine en 1851.