Americana repose sur une évidence : les livres qui nous marquent sont ceux qui défient les règles établies - par leur style ou la manière dont leurs personnages abordent le monde.
C'est ce choix qui s'impose pour Americana : une collection de littérature américaine, des auteurs et des œuvres qui auscultent et bousculent l'Amérique et cherchent à comprendre l'ensemble de ses grands mythes, l'ensemble de sa culture.
Les textes mis en avant sont imprégnés par ce qui manque cruellement à l'époque : le style, la langue et surtout l'esprit frondeur, réfractaire même, la volonté toujours affichée de sortir de la norme.
Si certains auteurs sont issus des années 1960 et 1970 (publiés ou nés dans ces années), c'est que l'esprit est là, une Amérique bouillonnante et passionnée : William Burroughs et la Beat Generation, Ken Kesey et ses Merry Pranksters à la poursuite de Timothy Leary, la Factory d'Andy Warhol comme pôle d'attraction définitif, Norman Mailer actif jusqu'au bout, le Philip Roth des débuts, la paranoïa assumée de Hunter S. Thomson, l'abattoir de Kurt Vonnegut et la vente à la criée de Thomas Pynchon, le questionnement permanent de Woody Allen, toutes les chansons du Velvet Underground et le White Rabbit de Jefferson Airplane, tout le cinéma indépendant d'Easy Rider au Lauréat et tous les films qui ont suivi pendant la décennie 70, ou encore et ce n'est pas fini, le fantôme de Papa Hemingway juste suicidé.
Si la collection devait avoir une devise, ce serait cette phrase de Don Delillo à qui le nom de la collection est emprunté : «L'écrivain est la personne qui se tient en dehors de la société, indépendant de toute affiliation et indépendant de toute influence. [...] Les écrivains américains devraient se lever et être plus dangereux.»
Il nous reste à vous présenter les auteurs encore inconnus ou méconnus en France qui font l'Amérique et feront Americana.
Philippe Beyvin
Crédits et mentions légales - Site hébergé par Umazuma

